Metal Gear Solid4, pari remporté?

Si Sony peut se reposer sur un jeu, c’est bien grâce à sa licence “Metal Gear Solid” de la Playstation. Avec un épisode subversif comme le deux mais ne nous dévoilant le “vrai commencement” qu’avec le trois. Le 4ème volet de cette saga avait bien des soucis à se faire.

Ne se déroulant que quelques années après le second opus, nous retrouvons un Solid Snake, vieux et abattu. Le joueur pouvant s’interroger sur ce vieillissement précoce, ce n’est en faite que l’évolution “normale” du clone du grand “Big Boss”, héros de “MGS3″(qui je le rappelle, se déroule chronologiquement avant les autres). Cet homme étant considéré par les “patriotes”(hommes de l’ombre qui tirent les ficelles dans une censure plus importante que jamais) comme le plus grand soldat du 20ème siècle. Le chef de ceux-ci aurait décrété que pour contrôler la masse, il leur faudrait un idéal, cependant Big Boss n’est pas immortel et ses qualités sont trop exceptionnelles pour trouver une autre légende vivante. Ainsi le projet “Les enfants terribles” commence. Il y aura trois clones de “Big Boss”: “Solidus”, “Liquid” et “Solid”. Les “patriotes” engagent alors indirectement “Solid Snake”, un ex-agent de la section “Fox Hound”, pour qu’il arrête son frère dans sa quête de pouvoir, Liquid.

Si ces lignes peuvent être considérées comme les petites brindilles d’une botte de foin. le scénario de “Metal Gear Solid” regroupant sept jeux, est aussi monstrueux que magistral. “MGS” n’est plus un secret, la saga peut être considérée comme l’un des plus grands scénarios de l’histoire du jeux-vidéo, mais pour moi ça ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il pourrait se dresser à l’appellation de “l’histoire”. Ainsi, c’est le genre qu’on voudrait voir ou lire plus souvent au lieu de ces films “hollywoodiens” qui ne valent rien, ou de ces livres qui se laissent si facilement écrire. Vous l’aurez compris, rien que pour son scénario, cette saga est ce que peu de personnes arrivent à faire, c’est-à-dire, un véritable chef-d’œuvre(j’ai conscience de l’impact de ces mots).

Pour passer au jeu en lui-même, une chose est sûre, c’est un des plus beaux jeux, voir même le plus beau auquel j’ai pu jouer à ce jour. Rempli de possibilités à en “crever”, et par des graphismes hors-pairs, “Solid Snake” n’est pas le vieux qu’il prétend, mais bien un véritable athlète avec plein de nouvelles techniques et de gadgets. Cependant, “Solid Snake” dit maintenant “Old(-is) Snake” nous ramènera à sa dure réalité. Dans tout les cas, s’il y a bien une chose qui le différencie des autres opus , c’est bien par sa diversité de décors. Cinq actes, pour cinq “maps” complètement différentes. Un atout? Je ne crois pas, à force de voyager aux quatre coin du monde, j’en arrive à me demander quelle en est vraiment l’utilité? Cet aspect est malheureusement un vrai défaut. Trois “maps” auraient été largement suffisantes pour que le joueur sente l’impression d’une bonne exploitation et non pas de passages “à-la-va-vite”. Malgré tout, le scénario passe très bien et on a enfin toutes les réponses attendues (je ne cache pas qu’avant sa sortie, j’ai campé tout les résumés possible sur le net). Vous l’aurez compris, un joueur qui n’a jamais vu un seul “Metal Gear”, ou qui a joué à un seul épisode ne peut que passer son chemin. Car tout de même, le défaut ou la qualité est bien l’apparition de cinématiques qui frisent parfois l’heure. Alors un joueur ne connaissant pas un minimum l’univers “MGS” doit sans réfléchir passer son chemin.

Au niveau du “gameplay”, les possibilités sont vraiment variées et jouissives. Mais la grosse nouveauté est belle et bien l’apparition de “l’octo-camo” (une combinaison qui a les mêmes spécificités que la peau d’une pieuvre). La personnalisation de l’arme sera aussi de la partie avec les nombreuses techniques de “CQC”  (close quarter combat), ou même ces outils qui font de “Snake” ce qu’il est. Il sera désormais possible d’être un héros aux yeux des milices que vous rencontrerez en faisant des actes prodigieux.

La bande son, quant à elle, est de très bonne qualité. On peut écouter n’importe quel morceau quand bon nous semble, par le biais de “l’Ipod” de Snake. Tandis que la durée de vie est honnête, il vous faudra une petite vingtaine d’heures pour le terminer. Par contre, l’emblème ultime “Big Boss” vous donnera du fil à retordre.

En résumé, “Metal Gear Solid4″ est le type de jeu qu’on voudrait voir plus souvent, car il ne faut pas le cacher, la qualité des jeux dit “next gen” sont bien moins passionnant que ceux sur Playstation2 ou sur les autres consoles. Visant un public restreint et malgré des défauts qui ne passent pas inaperçus, “MGS4″ sera quand même un classique et cela, rien que pour son scénario.

“I’m not a hero”

Soulanubis aime.

~ par Soulanubis le 20 juillet 2008.

2 Réponses to “Metal Gear Solid4, pari remporté?”

  1. je partage beaucoup de choses que tu as décrite, notemment sur le caractere ” à la va vite” des différents lieux, on a l’impression d’une visite guidée en courant.

  2. En effet,

    c’est vraiment dommage de la part de Kojima.
    J’aurai préféré une belle prolongation de l’acte 1, qui est quant à lui divin.

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