Byousoku 5 cm

“Cinq centimètres par seconde à ce qu’il paraît, la vitesse à laquelle tombent les pétales de cerisiers”. Voilà par quelle phrase poétique, le romantique Makoto Shinkai débute son long métrage. Une profonde tristesse vous touchera au plus haut point!

Ayant deux longs métrages et un “oav” à son actif, Shinkai est avec “Byousoku” au sommet de son art. L’auteur de “Beyond the clouds” et de “The voices of a distant star” est simplement ce que peu d’auteurs arrivent à faire en matière d’animés romantique, si je puis me le permettre.

Car en effet, “5cm” ne nous livre pas une simple amourette entre deux individus, mais bien et cela fait tout le sanglot de l’animé, la séparation progressive d’un amour qui semble éternel. Takaki et Akari sont deux amis d’enfance, inséparables et complémentaires comme nous le montre l’auteur. Leur attirance qui relève bien plus que de la simple amitié est brisée lorsque Akari quitte la ville de Takaki. Après six mois de séparation, Akari décide de reprendre contact avec son amour jamais dévoilé. Cependant, au cours de plusieurs lettres, Takaki révèle qu’il va lui aussi déménager. Malheureusement pour leur histoire, Takaki va devoir se séparer encore plus profondément d’Akari, retrouvant nos amis d’enfance à des centaines de kilomètres l’un de l’autre. Mais avant le déménagement du garçon tourmenté, Takaki décide de revoir son amie pour une dernière fois. Ainsi, le premier segment sur trois de l’histoire nommée “Essence de fleurs de cerisier, est à lui seul un véritable chef-d’œuvre de l’animation. Cet arc raconte le long périple que subit Takaki pour rejoindre son amour inavoué. Le sort étant contre eux, le train subit de nombreux retards causés par une tempête de neige. Leurs retrouvailles étant compromises, Takaki se rappelle ses plus beaux instants avec sa meilleure amie.

Par ce long métrage d’à peine une heure, mais qui semble se raccourcir à la minute, Makoto Shinkai nous dresse ses refrains tant aimés, mais au combien gérés. Le temps, la solitude et la distance sont des thèmes prédominants mais dirigés comme un véritable virtuose. Ainsi, les “flashbacks” nous sont servis, tels des claques données une par une. J’ai rarement ressenti une telle impatience à vouloir continuer un film. Ils sont intenses, ne sont pas chronologiques et vous font monter la pression. Une vraie soupape qui doit exploser. Si leurs retrouvailles sont magistrales, la séparation est quant à elle déchirante. L’éloignement commence. Sans vous en dire davantage, la fin de ce film est tragique et “j’en verse encore des larmes”.

Pour continuer dans les éloges et Dieu sait qu’elles sont nombreuses… L’animation de ce film est la plus belle que j’ai pu voir jusqu’à présent (en matière d’animés). Les dessins sont d’une telle qualité, que je regardais plus facilement les paysages qu’autre chose. Certains diront qu’en terme d’homogénéité, le “charact-design” ne suit malheureusement pas la qualité “hors-norme” du décor. Néanmoins, je pense que c’est un choix délibéré de l’auteur pour ainsi permettre un contraste de toute beauté. Quant à la bande son, elle arrive a vous faire plonger sans aucune retenue. Certains thèmes sont divins.

Inutile de continuer davantage, “Cinq centimètres par seconde” est le genre de films qui se font rares, très rares. Les personnages sont touchants et vous ensorcellent. Avec ce film, Makoto Shinkai a signé son entrée à de nombreux festivals, à ne pas nous déplaire pour un tel chef-d’œuvre. Laissez-vous pleurer…

“Cinq centimètres par seconde à ce qu’il paraît”

Soulanubis s’est effondré.

~ par Soulanubis le 22 juillet 2008.

8 réponses to “Byousoku 5 cm”

  1. Quel article! Quelle épreuve! Félicitation. Et surtout, continuez.

  2. ^^

  3. Wow! Magnifique article ^^
    P.S. Tu as fait de la pub comme quoi vous recherchiez des rédacteurs. Je serais intéressé par l’offre.

  4. Merci beaucoup.

    Pour me contacter, yayoo_b@hotmail.com.

  5. Fallait developper plus ton avis, l’histoire c’est aux lecteurs de la découvrir pas besoin d’en parler autant. La moitié de l’article traite de l’histoire, quoi. Sinon que dire sur l’oeuvre: Makoto Shinkai quoi!

  6. Mon analyse ne porte que sur les 20 premières minutes de l’oav.

    Autrement dit, je ne parle même pas de la suite de leur dernière rencontre, qui est quand même qu’au début du film!

    Mon avis est encré dans le résumé, ce qui permet je pense, une lecture choc!

  7. [...] se dire que c’est plaisant. Ce n’est en aucun cas la qualité d’image de “Byousoku 5cm” par exemple. Mais là où il y a une véritable déception, c’est dans le domaine de [...]

  8. C’est un film vraiment excellent je le recommande !
    Vraiment continue très belles articles !
    Je le redis encore une fois ce film est magique !

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