Spider-man#100, retour au noir
Sorti en Kiosque pour le mois de mai, “Marvel” nous avait fait bien des promesses pour ce 100ème numéro. Anniversaire oblige. Cependant, l’éditeur n’aura pas été bien loin et nous publie comme cadeau un portfolio des planches de “One more day”. Une histoire apparaissant pour la première fois dans ce numéro. Bien banale malheureusement, “Marvel” semble retomber dans sa fameuse histoire sans “fin”…
Ainsi, “One more day” s’étend entre les numéro 100 et 101, par le biais de quatre chapitres. Cette histoire nous narre les aventures de notre tisseur peu après la fameuse série “Civil War” et ses catastrophiques conséquences. Si vous avez raté un “épisode”, sachez que lors de celle-ci, Spider-man adhérant à la loi de recensement, dévoile son identité au monde entier. La conséquence irréversible? Ses ennemis jurés connaissent maintenant des moyens pour faire pression. Lors d’une tentative d’assassinats, notre tisseur protège la fameuse Mary-Jane. Coup de théâtre (ou pas), c’est sa chère tante qui se prend la balle de plein fouet, la laissant dans un coma mortel pour son âge.
Si le début était déjà “cliché”, la suite est encore plus désastreuse. En effet, Peter ne cesse de s’en vouloir pour son manque d’initiative et remue ciel et terre pour la sauver. Ses proches essayant de le convaincre que c’était peut-être une mort dans l’ordre des choses, Parker se justifie en préférant la voir mourir de vieillesse. Et c’est là qu’on tombe dans les pires travers de la série! Vieille depuis le début, on se demande quand son heure va sonner. Elle aura survécu à tout, enlèvements, crises cardiaque, malaises, la mort de son mari… bref, l’aveuglement de Peter pour sa tante est plus que pathétique (j’insiste sur les mots), mais c’est bien pire par la suite. Notre cher Spider-man remue toute la planète pour trouver une personne capable de la soigner, magicien, sorcier, Strange, confrères, Iron-Man mais rien n’y peut… Comme si le destin voulait prouver à notre tisseur que sa détermination et ses pouvoirs devaient accepter les choses telles qu’elles sont… Sans les changer à jamais. Dans sa colère, Peter tombe dans un univers parallèle où il découvre certaines versions de son futur. Morsure d’araignées inexistante donc… Mais en voyant le premier de ces “pseudos” personnages, on comprend tout de suite où sa folie peut le mener pour sa tante. Il fera un pacte avec le “diable” (Mephisto), non pas pour son âme, mais pour ce qu’il a de plus cher au monde…
Intrigue facilement compréhensible depuis le début, “Marvel” commence à sérieusement tourner en rond, en recyclant des intrigues trop bien connues et voulant foutre un “coup de pêche” à notre Spidey plus pitoyable que jamais. Vous l’aurez compris, cette intrigue est un échec total par son manque d’initiatives chez les personnages et par des sacrifices peu intelligents. Son recensement aurait pu produire une intrigue formidable et le titre “Retour au noir” aurai pu donner tout son sens. Mais là, c’est “Retour en rond”. On a même plus la force de continuer…
“Et si je grandis jamais?”
Soulanubis n’a pas aimé.

[...] ponctués de sacrifices intelligents et non pas des décisions prises pour tourner en rond(cf:Spider-man#100, retour au noir). Même si cette critique est élogieuse au premier abord, elle n’est qu’une [...]
Marvel Icons#30, le rêve est mort… « C’est vivant! a dit ceci sur 7 août 2008 à 10:31 |