Marvel Icons#30, le rêve est mort…

Par où allons-nous commencer…,

Dans l’un de mes précédents articles, j’avais affirmé que l’évènement “Civil War” allait avoir des conséquences catastrophiques chez “Marvel”. C’est une chose faite. En effet, c’est dans le numéro “Civil War: épilogue” que nous apprenons la mort fracassante, du plus “vieux” et respecté des “Vengeurs”. Un vrai héros, mais aussi, le plus grand patriote de tout les temps. Cet homme est mort… Captain America est mort…

C’est dans le “Marvel Icons#30″ aussi appelé “La mort de Captain America”, qu’Ed Brubaker nous livre de manière “déchirante”, cette fin inédite mais au combien attendue par certains. Car si les héros portent le symbole de légende, ce n’est pas pour autant qu’ils doivent porter celui d’immortel. C’est ce que nous démontre “Marvel” tout au long de ce numéro, et par sa série en trois volumes, “Civil War: extra”. Pour un tel évènement et je peux affirmer qu’il a fait du bruit, Marvel décide de se séparer (enfin) de son plus grand héros. Un héros qui n’est toujours pas sorti de la deuxième guerre mondiale et de ses principes héroïques. Des principes que toutes personnes devraient avoir, mais que tout le monde a oublié. Ainsi, Captain America signe la fin d’une génération de héros, la fin d’une idéologie, la fin du rêve américain. Il laisse place à une nouvelle génération. Une génération qui ne connait plus les valeurs d’antan. Les héros d’aujourd’hui ont accepté l’évolution naturelle des choses et celle de leur place dans ce monde. Le recensement de leur identité, et le titre de “chien à la botte de l’état”. Voilà ce que cette mort signifie. Une mort qui ne l’est pas en soi, mais qui est un message, un symbole. Une mort qui signifie la fin et le début d’une ère nouvelle…

Ainsi, c’est dans ce numéro que Brubaker nous ré-explique l’histoire de Captain America (brièvement). En effet, c’est au cours de la guerre 40-45, qu’un jeune homme aussi gringalet qu’apeuré, décide de rejoindre l’armé. Aussi robuste qu’un grand-père, “Steve Rogers” est incompris. Cependant, Le docteur “Erskine” a foi en lui et décide de lui proposer d’être son “cobaye”. “L’Opération Renaissance” commence… Vous imaginez la suite, Rogers est le premier “Super-Soldat” à naître. Erskine est cependant assassiné sans avoir eu le temps de modifier génétiquement d’autres personnes. Steve Rogers qui deviendra plus tard, Captain America, et le premier Super-Soldat des Etats-Unis. Alors coup de théâtre (ou pas), le but de l’Opération Renaissance avait été échafaudée par le gouvernement américain, pour contrôler la race mutante, les super-héros en somme. Captain America est l’Arme “I”…

Si vous avez lu le “crossover” Civil War, nous apprenons que le groupe de rebelles non-recensés, soulevé par Captain America a été dissout. En effet, aveuglé par son passé et ses convictions révolues, Captain America ne se battait plus pour les citoyens mais pour des droits de super-héros qui n’ont jamais existés. Conscient de son égarement plus pathétique que tardif, notre patriote se remet aux autorités sans broncher. Dans une ultime discussion, les deux leaders respectifs, Iron Man et Cap’ sont dans le déni le plus total. Rejetant la faute sur l’autre, les sacrifices, les ravages, les morts et leurs déchirures… Voici une question que tout citoyen avait le droit de se poser… Est-ce que ça en valait la peine? La raison d’être du super-héros a été changée à jamais. La population n’a jamais connu une crise aussi catastrophique. C’est en effet une crise que personne n’a comprise et ne comprendra jamais… Iron Man pensait prévoir les choses en voulant jouer le rôle de Dieu, ironiquement, on ne peut qu’attiser les flemmes de l’enfer. Ainsi, soit en meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour devenir le méchant. Captain America vivra cette seconde destinée…

Cependant, Cap’ devra répondre de ses actes. Meurtris, certes, la têtes haute, non, mais trahi, oui. Oui, trahi comme lorsqu’un enfant découvre que le Père Noël n’existe pas. Il affronte les dures réalités d’un monde qui a bien changé et qu’il n’a pas vu évoluer. Il est coincé dans son propre passé. En tant que lecteur, nous le trouvons plus pitoyable que jamais. Mais lors de sa descente, Cap’ sauve un policier et se prend lui-même la balle. Il est achevé par sa propre fiancé sur son lit d’hôpital … Trahi par un monde qu’il ne comprend plus, il est aussi trahi par la femme qu’il a aimé. C’est avec cette pensée que Captain America est mort…

Ainsi donc, “Marvel” fait enfin un pas en avant, et accepte que les super-héros ne sont pas éternels. La disparition de Captain est le genre de choses qu’on voudrait voir plus souvent… Nous ne voulons plus de banales comics comme dans les années 90. Mais bien des revues dramatiques, ponctuées de sacrifices intelligents et non pas des décisions prises pour tourner en rond (cf:Spider-man#100, retour au noir). Même si cette critique est élogieuse au premier abord, elle n’est qu’une interprétation du déni de Cap’ drainée par mes connaissances en la matière. D’un point de vu purement objectif, l’épisode: “Le rêve est mort” est un échec! En effet, par une telle fin, par une telle annonce, sa mort en 32 pages est bien présomptueuse. Les dialogues sont plats, il n’y a aucune révélation, et on n’arrive pas à plonger dans cette tragédie. L’esprit des “néophytes” ne sera pas marquée et les planches n’y aideront pas. Un volume consacré à cet évènement aurait pu être la catastrophe de Marvel. On sait que ça n’arrivera plus jamais…

En définitif, seuls les lecteurs connaissant un minimum Cap’, peuvent ressentir ce qu’il a compris. Il incarne l’archétype d’une personne prisonnière de son passé et de ses idées. La lecture de Civil War et son Extra seront un bon prologue pour la digestion et la compréhension de cette mort… Aussi difficile de prendre place entre un néophyte et le lecteur de Cap’, j’adresserai cet avis…

ps: Pour vous décrire l’ampleur de cette décision, le “New York Times” en à même fait un article. Une bibliographie de “The Captain” est lié à ce numéro.

“Le rêve américain n’existe plus et n’existera plus jamais”.

Soulanubis le trouve moyen.

~ par Soulanubis le 7 août 2008.

8 Réponses to “Marvel Icons#30, le rêve est mort…”

  1. R.I.P mon capitaine

  2. R.I.P mon capitaine!

  3. De toute façon j’aimes que Batman alors, mais pauvre Captain America… Rest in peace My Captain. snif

  4. En effet, je te donne pas tout à fait tort :-) !

    Mais même si cette révélation date, je pense qu’elle en valait la peine d’être traitée.

  5. oh merde ! déja que je n’aimait pas le fait que Iron Man se fritte avec Le Capitaine, maintenant que celui-ci meure…snif !

  6. Il était pas déjà mort une fois dans le comics ?

  7. Donne toujours ta source, car je ne m’en rappelle pas…

  8. j’aime bien les marvel^^mais c’est dommage que captain america meurt……je l’aimai bien!!surtout dans les marvels zombies il est super

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