Evangelion 1.0: you are (not) alone

Et maintenant, c’est malheureusement au tour d’Evangelion…

Le tour de quoi? D’être remis au goût du jour!
En effet, si vous suivez l’actualité de la “japanimation”, vous saurez que les œuvres comme Dragon Ball Z, Cowboy Bebop ou encore Akira vont être tournées en “Live”. Heureusement, Evangelion n’aura pas cette faveur, mais elle aura le droit à une réadaptation de son animé.

Mais concrètement, elle consiste en quoi cette réadaptation?
A normalement ne plus présenter, la série “Neon Genesis Evangelion” est sortie en 1995. Considérée comme une référence dans le domaine, “NGE” était ce qu’on appelle, la berceuse de notre enfance. Elle était donc une véritable révolution pour son époque. Mais “Hideaki Anno” qui n’a jamais été satisfait, décide de reprendre les rênes et nous concocte une réadaptation de son chef d’oeuvre. La motivation première étant les nouveaux moyens de bord, la véritable raison est de changer les deux fins existantes. Ainsi vous vous rappellerez surement des fameux et déroutants épisodes 25&26, mais aussi du film “The end of evangelion”(1997). C’est dans cette optique que le projet “Rebuild of Evangelion” est né.

Etant en réalité divisé en quatre films de 98 minutes. Ce projet a pour but de modifier et réactualiser l’oeuvre originale de Hideaki Anno. Ainsi, la fin de ce projet a pour objectif de mettre tout le monde d’accord et d’être mis sur un même pied d’estale. C’est une nouvelle fin pour une nouvelle approche en somme. Grâce à ce projet, nous pouvons découvrir ou revoir notre série tant aimée. Si vous trouviez la série de 1995 trop austère, “1.0″ sera fait pour vous. Contre toutes attentes, Anno nous avoue que ses quatre longs métrages seront aussi révolutionnaires que la série à l’époque, nous avons cependant le droit d’en douter…

“Evangelion 1.0: you are (not) alone” est donc le premier film sorti et retrace les six premiers épisodes de la série. Nous sommes en 2015 et quinze ans se sont écoulées depuis le “Second impact”. Une catastrophe qui décima la moitié de l’humanité. C’est par une destinée chaotique, que la ville Tokyo-3 essaye tant bien que mal de se relever. Cependant, cette ville est attaquée par les Anges, des créatures gigantesques qui semblent invulnérables. Pour les terrasser, le gouvernement japonais a fondé la “NERV”, une organisation d’armement qui créa les Evangelions. Ces machines “bioméchaniques” sont quant à elles pilotées par des étudiants (et oui, encore et toujours). Ainsi, Anno nous remet en scène “Shinji”, jeune adolescent de 14 ans qui compte bien regagner les louanges de son père en pilotant sa création. De son coté, “Rei Ayanami” reçoit aussi un coup de jeune et devient une fille encore plus mystérieuse que jamais… Comme la série, ce film nous narre l’évolution rapide, controversée et timide de Shinji à bord de l’EVA-01. Les retrouvailles de son père et sa première rencontre avec Rei sont encore plus touchantes qu’en 1995. C’est donc avec cette intrigue, que les fans de la première heure s’amuseront à faire des comparaisons. Mais se feront aussi une joie d’affirmer que ce projet est une véritable renaissance. Finalement, c’est une série qui commençait sérieusement à vieillir.

Cependant, que pouvons nous en retenir? Car si d’anciens sentiments sont toujours là, l’objectivité prend inévitablement le dessus. En effet, il est vrai que lorsque Neon Genesis Evangelion est apparue pour la première fois, cette série avait réellement fait l’effet d’une bombe. Mais c’était il y a presque 15 ans. Aujourd’hui, les séries animées de “mechas” se font en cascades et les intrigues comme: “prend ton robot, je viens menacer la terre” sont des histoires aussi rares que des coquillages! Ainsi, nous retrouvons le vieux stéréotype de l’adolescent jamais sûr de lui, qui ne contrôle rien et rejette la faute à une existence incomprise. Même si ce coté doit être le plus touchant de l’animé, on a beaucoup de mal à y croire. En effet, l’unique écolier qui doit contrôler l’arme la plus puissante de la terre, est toujours aussi risible et manque cruellement d’intentions. Les ambitions sont là, certes, mais aujourd’hui, les intrigues de ce calibre ne marchent plus comme avant. Dès lors, certains n’accrocheront pas du tout, d’autres crieront au chef-d’œuvre…

De son coté, la qualité d’image est dans la moyenne de ce que l’on peut voir aujourd’hui. Pas de quoi dire “Wahhh”, mais se dire que c’est plaisant. Ce n’est en aucun cas la qualité d’image de “Byousoku 5cm” par exemple.
Mais là où il y a une véritable déception, c’est dans le domaine de l’ “Original Sound Track”(O.S.T). Plat, sans mélancolie, et sans présence de thèmes récurrents. La “BO” est une honte pour un projet d’une telle envergure. L’image sans le son dans l’immédiat.

Evangelion 1.0: you are (not) alone est le premier film sorti, c’est pourquoi je n’adresserai pas d’avis avant d’avoir vu les prochains. Je peux cependant penser, que la suite ne sera pas la révolution tant espérée de son auteur, mais bien un simple divertissement sans aucune prétention. Une chose qui se fait si facilement aujourd’hui…

“Leave me alone, I want to be alone”.

Soulanubis.

~ par Soulanubis le 9 août 2008.

8 réponses to “Evangelion 1.0: you are (not) alone”

  1. ” De son coté, la qualité d’image est dans la moyenne de ce que l’on peut voir aujourd’hui. Pas de quoi dire “Wahhh”, mais se dire que c’est plaisant. ”

    LOL, On a vu le même film!? L’animation arrache les yeux! Le chara-est certes pas tres agréable mais la réalisation est du feu de dieu. Gainax au pouvoir

    ” Original Sound Tract ”

    Ayme Day Ayre.

    Sinon tu n’as pas parlé des scènes inédites, et puis je suis pas d’accord, Evangelion est un oeuvre qui est toujours d’actualité. Philosophie de comptoir, certes mais derrière se cache un scénario. Un scénar’ béton, ouais. Maintenant reste à voir si les changements tiendront la route, mais… Hideaki Anno, Yoshiyuki Sadamoto, GAINAX Quoi!

    Les vrais défauts du film sont l’expédition rapide des scènes, le rythme est trop rapide, ou sont passés les cigales!? Et puis bravo pour la critique d’une oeuvre non achevée surtout!

  2. Pour le nombre incalculable de longs métrages que j’ai vu, je peux sans l’ombre d’un doute affirmer que c’est moyen. Surtout pour un tel projet. Je n’ai pas été ébloui une seule fois. En comparaison avec un simple film(ou pas) comme “Byousoku” par exemple.

    je parle des nouveautés: “C’est donc avec cette intrigue, que les fans de la première heure s’amuseront à faire des comparaisons. Mais se feront aussi une joie d’affirmer que ce projet est une véritable renaissance. Finalement, c’est une série qui commençait sérieusement à vieillir.”

    tu dis que c’est un scénario béton? Pour une personne qui n’a jamais vu la série et qui voit pour la première fois ce film. Il a le droit de sérieusement en douter, tu ne crois pas ?

    Tu es ironique en disant que je critique une oeuvre non finie. Après tout, ma critique parle que de ce film, juste ce que toute personne peut voir par ce premier long métrage. Il a droit à une analyse comme tout film. Et le fait de dire, “nan c’est la suite qui est bien” ne tient pas.

    Dans tout les cas, j’explique que je ne donnerai pas d’avis avant d’avoir vu la totalité.

  3. ” Dans tout les cas, j’explique que je ne donnerai pas d’avis avant d’avoir vu la totalité. ”

    Voila, tu tournes en rond. C’est quoi l’intérêt de faire une critique sans donner ton avis?

    ” Pour le nombre incalculable de longs métrages que j’ai vu, je peux sans l’ombre d’un doute affirmer que c’est moyen. Surtout pour un tel projet. Je n’ai pas été ébloui une seule fois. En comparaison avec un simple film(ou pas) comme “Byousoku” par exemple. ”

    Clair, mais animation parlant c’est FLUIDE. *bavvveeeee*

    ” tu dis que c’est un scénario béton? Pour une personne qui n’a jamais vu la série et qui voit pour la première fois ce film. Il a le droit de sérieusement en douter, tu ne crois pas ? ”

    Moi je vois plutot le spectateur ébloui devant la vision du Géofront, les classe a Gendo, intriguée par une Rei à l’origine même d’un stéréotype, c’est dire! Le tout est vachement bien foutu, bien pensé et surtout SANS inchohérences, contrairement a des séries actuelles comme Code Geass ou on nous fait bouffer du WTF à chaque épisode.

    ” je parle des nouveautés: “C’est donc avec cette intrigue, que les fans de la première heure s’amuseront à faire des comparaisons. Mais se feront aussi une joie d’affirmer que ce projet est une véritable renaissance. Finalement, c’est une série qui commençait sérieusement à vieillir.” ”

    Jte parle de la scène avec Lillith et celle avec Kaworu.

  4. “Voila, tu tournes en rond. C’est quoi l’intérêt de faire une critique sans donner ton avis?”

    Je viens de t’expliquer que je le critique comme une personne qui voit simplement ce film. Après tout, vu la fin, on est pas obligé de donner une suite. Et puis c’est comme si tu me disais, ne critique pas “Le seigneur des anneaux: la communauté de l’anneau”, attend la fin de la trilogie… mouai.

    “Clair, mais animation parlant c’est FLUIDE. *bavvveeeee*”

    Tu me montrera un anime qui saccade alors,…

    “Moi je vois plutot le spectateur ébloui devant la vision du Géofront, les classe a Gendo, intriguée par une Rei à l’origine même d’un stéréotype, c’est dire! Le tout est vachement bien foutu, bien pensé et surtout SANS inchohérences, contrairement a des séries actuelles comme Code Geass ou on nous fait bouffer du WTF à chaque épisode.”

    Désolé, mais là, c’est tes sentiments subjectifs qui t’emportent.

    “Jte parle de la scène avec Lillith et celle avec Kaworu.”

    Une personne qui n’a pas vu la série n’en a que faire.

  5. Oui, moi, je n’en ai que faire. La force d’un débat se situe dans son objectivité. Et là Niki, tu sembles ne pas avoir eu le même feeling. C’est tout. Arrête-toi là au lieu de t’attaquer à la subjectivité de Soulanubis. Tu vas même trop loin en la critiquant. En gros, il n’a pas le droit de penser ce qu’il pense?
    Parce que c’est Gainax? Parce que c’est Hideaki Anno, Yoshiyuki Sadamoto…? Parce que c’est Evangélion? Parce que c’est fluide? Parce que, “sa race, y a des putains de scènes qui claquent sa mère”? Parce qu’il faut attendre de voir ce que ça pourrait donner au-delà?
    Autant dire que je ne suis pas convaincu. Je ne suis pas un fan d’évangélion. Je parle donc en tant que néophite en cette matière. Et en tant que sujet impartial, je puis te dire que ce que tu avances ne tiens pas la route. C’est juste ta vision arbitraire des choses. Point barre.
    Et dans toute cette subjectivité divergente, je penche pour Soulanubis qui a une forte tendance à justifier son feeling en avançant un maximum d’éléments objectifs. Ce qui est plutôt satisfaisant, qualitativement.
    Autant dire que ton argumentation manque cruellement de vérités implacables. Tout y est discutable. “Fluide”? Pourquoi? “Gainax”? Et alors? Où est la force de tes arguments dans tout ça?. Une oeuvre n’est pas belle parce qu’elle est belle ou parce que son auteur fait de belles choses!
    Ceci étant, c’est bien d’exprimer ses opinions (surtout lorsqu’elles diffèrent du rédacteur). N’oublions pas que nous sommes tous partials et souverains. Il sagit de respecter cette souveraineté en n’usant que d’éléments objectifs pour seule limite.

  6. Elgade a parfaitement argumenté ton comportement et l’attitude que toute personne devrait avoir. :-)

    A mon avis Niki, tu sembles être une véritable fan de Evangelion, j’espère que tes propos se vérifieront dans les prochains films.
    Mais pour ce premier volet, laisse moi en douter sérieusement.

    a la prochaine.

  7. Hum… Laissons de coté de débat ci-dessus sur la subjectivité de la critique et la difficulté de prononcer un jugement clair sur une oeuvre non finie. Ce sont des sujets passionnants pour qui aime faire de la critique, mais, ici, parlons plutôt d’Evangelion.

    Pas satisfait, Hideaki Anno ? J’avais entendu dire ça, mais aussi qu’il contait ne jamais produire de suites à son grand d’oeuvre pour ne pas le sacrifier aux lois du marché (ce qui fut fait par le reste de son studio mais sans sa participation propre, je crois). Mais bon, après tout, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et, si bonne série qu’Evangélion fut, elle n’en était pas moins perfectible.

    Je précise que je n’ai pas encore vu ce film, mon post est donc plutôt une réaction à la critique. J’ai un peu de mal à comprendre le fin mot de l’histoire : cette nouvelle version conserverait donc les aspects déjà désuets de la première mouture ? Mais, est-ce par des facilités de mise en scène ou bien tout simplement à cause du scénario ? (Si j’ai bien compris, l’animation a pris un coup de jeune assez limité.) Parce que, si c’est bien le deuxième cas de figure, j’ai peur qu’on ne puisse pas y faire grand chose, ni même encore le reprocher à Anno.

    Je pense que par beaucoup d’aspects, Evangélion était déjà désuet à l’époque de sa sortie : l’anime de meca était déjà un genre bien exploité dans les années 70 et 80, les personnages trouvaient presque tous leur premiers niveaux de lecture dans des stéréotypes déjà existants en 1995. De plus, bénéficiant du statut de « classique de la japanime », elle n’a pas manqué d’être reprise, plagiée et parodiée un nombre incalculable de fois, renforçant encore l’impression de déjà vu qu’on peut éprouver lors du visionnage de l’original. (Il m’est arrivé exactement la même chose la première fois que j’ai vu Psychose.)

    Déjà à l’époque, l’animation, faute de moyens, n’avait pas non plus bénéficié d’un traitement particulièrement favorable (sauf lors des scènes de combats), mais la série avait presque réussi à en faire un atout, une marque de fabrique assez étonnante. Un plan fixe de 50 secondes avec Rei et Asuka dans un ascenseur est resté bien plus célèbre ainsi que si la scène avait été correctement animée.

    Le tour de force d’Evangélion tenait dans le coté assumé de la réutilisation de clichés pour créer une série extraordinairement efficace sur le plan narratif, et en y introduisant par la suite plusieurs niveaux de lecture, contrairement à ce qu’on aurait pu attendre d’une oeuvre de ce genre : biblique, psychologique et enfin méta-narratif, lors du grand n’importe quoi des deux derniers épisodes. Par ce mot – certes très barbare – j’entends qu’une des morales plus ou moins connues d’Evangélion est qu’au final, après avoir tellement absorbé l’otaku spectateur, elle le rejette cruellement en lui disant « Ecoute, mon vieux, je ne suis jamais qu’une animé, une série télé. La vraie vie est dehors, alors va plutôt te faire des amis. » Des analyses plus ou moins approfondies de la personnalité d’Anno ont même avancé que ce message s’adressait surtout à lui-même, mais, personnellement, je n’irai pas jusque là.

    Il est donc tout à fait possible que 1.0 présente exactement les mêmes caractéristiques que son brouillon de 1995, puisque c’est ainsi que son auteur semble la considérer (« 1.0 » signifiant littéralement que nous sommes là en face d’une première version), et ce serait alors bien plus de cohérence que ce que j’aurais pu en attendre. Maintenant, cette suite est-elle vraiment indispensable aux non puristes ? C’est très possible que non, comme semble le suggérer ta critique. Pour vraiment l’apprécier (au sens de porter un jugement), il est indispensable de savoir considérer Evangélion comme une œuvre d’auteur et de prendre beaucoup de recul, effort que tout le monde n’a pas envie de fournir. Cette série ayant tendance à se bonifier et à gagner de l’intérêt au fur et à mesure que l’histoire avance, on ne peut malheureusement que laisser le temps au temps. Ce qui est sûr, c’est que, treize ans avant sa sortie, elle n’a toujours pas fini de nous faire parler.

  8. Ah oaui… j’avais pas lu le pavé. :-)

    Et bien, tu résumes très bien la situation, mieux que je ne l’aurai fait…

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